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IMB007 - formica, s/t review, Positive Rage

vendredi 23 mars 2012

Derrière cette jolie pochette représentant un vol d’oies, le groupe nous livre peu d’infos. Tout juste son nom discrètement inscrit sur la tranche. Le reste tu le découvre en posant le vinyle sur ta platine : Et là, le discours s’éclaircit comme une évidence. Formica œuvre pour le retour de la noisy-pop, de l’indie-rock, de toute cette musique faussement simple et bourrée de mélodies aigre-douces que les années 90 ont vu fleurir en nombre. Malheureusement, depuis le style était tombé en désuétude. Mais c’était sans compter sur le talent de ces rennais. Derrière son air faussement nonchalant, typique des Pavement et autre Sebadoh, le groupe lâche de petites perles comme les tubesques ‘Podium’ ou ‘Polish Speed’, montrant tout le savoir faire des gaziers en matière de refrains catchy. Les chants (car tout le monde poussent la chansonnette chez Formica), pour le moins typés, imposent une empreinte très marquée au groupe. Soit tu aimes, soit tu déteste. La force des grands ai-je envie de dire. Même si les gars ont eu tendance à m’irriter la première fois, je crois que j’adore cette touche à la Howard Devoto (Buzzcocks, Magazine) mixé à Brian Molko (Placebo) en mode foutriquet. Une approche pleine d’arrogance mal taillée. Le musique n’est pas en reste. Il y a du talent dans ces mélodies nerveuses et entrainantes ; dans ces breaks strictes ; dans ces petites guitares qui s’imaginent parfois jouer du Television ; dans ces airs de ne pas y toucher ; et même dans ces caresses aux Sonic Youth. En plus, il semblerait qu’on retrouve un Moller-Plesset derrière la console (son brute très adapté au style) et en renfort sur trois titres. Preuve de bonnes fréquentations s’il en est.
Au final, ces huit titres possèdent l’arrogance et la nervosité du punk rock, le j’men’foutisme des slackers américains des 90s et la délicatesse de toute formation pop qui se respecte… bref, l’air de rien, ces rennais (qu’on voit bien rarement sur scène) nous rappellent de beaux souvenirs, et remettent les mélodies au goût du jour. Vive la noisy-pop !

MG

La chronique sur Positive Rage