Accueil > Philippe Dumez > Philippe Dumez - 39 ans 1/2 pour tous review, L’éditeur singulier

Philippe Dumez - 39 ans 1/2 pour tous review, L’éditeur singulier

lundi 5 décembre 2011

Voilà une belle idée de petit cadeau si l’on a dans son entourage quelqu’un qui s’intéresse un tant soit peu à la musique, tendance pop anglaise, rock indé des années 1980/1990/2000, quelqu’un qui serait plutôt un homme (cette manie de s’immerger dans la musique et ses à-côtés matériels est, qu’on le veuille ou non, assez masculine) et qui aurait entre... mettons, 30 et 50 ans - encadrement un rien arbitraire qu’on peut évidemment élargir. Dans son 39 ans 1/2 pour tous (qui s’achète notamment ici pour la modique somme de 15 €), Philippe Dumez se livre cinq cent dix fois à l’exercice proposé à la fin du Je me souviens de Perec (A la demande de l’auteur, l’éditeur a laissé à la suite de cet ouvrage quelques pages blanches sur lesquelles le lecteur pourra noter les "Je me souviens" que la lecture de ceux-ci aura, espérons-le, suscités) et livre un aperçu chronologique de ses rapports à la musique. C’est aussi drôle que nostalgique (le passage progressif du vinyle à l’immatériel mp3, via les cassettes et le CD, est formidablement rendu), émaillé d’une multitude de petits détails bien vus et de ces petites choses qu’on a vécues si on a un jour acheté, compulsivement, des disques / CD et autres. C’est aussi très savant, bourré de références musicales, connues, moins connues ou carrément obscures, qui donnent envie de lire ou relire le livre en compagnie de YouTube.
On ne citera que ce trois cent vingt-neuvième je me souviens, qui nous a fait redécouvrir un morceau magnifique, plus ou moins oublié, final du second disque de ce qui restera un des grands groupes de l’histoire du rock français.

Je me souviens d’un blind-test pendant lequel je cale sur un instrumental mélancolique. Du rock allemand, de la new wave britannique ou du post-rock américain ? C’est en fait Submarines and Icebergs, un titre du groupe français des années 80 : MARQUIS DE SADE.

L’article en ligne

Voir en ligne : L’éditeur singulier